{"id":323,"date":"2023-07-25T14:13:42","date_gmt":"2023-07-25T14:13:42","guid":{"rendered":"https:\/\/provincedumaine.alwaysdata.net\/?p=323"},"modified":"2023-09-12T11:54:27","modified_gmt":"2023-09-12T11:54:27","slug":"323","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/laprovincedumaine.fr\/index.php\/2023\/07\/25\/323\/","title":{"rendered":"L&rsquo;\u0153uvre trimestrielle #1"},"content":{"rendered":"\n<h4 class=\"wp-block-heading has-ast-global-color-2-color has-text-color\">Bienvenue dans cette rubrique \u00ab\u00a0L&rsquo;\u0153uvre trimestrielle\u00a0\u00bb. Pour la premi\u00e8re \u0153uvre de c<mark style=\"background-color:rgba(0, 0, 0, 0)\" class=\"has-inline-color has-ast-global-color-2-color\">ette rubrique, nous vous pr\u00e9sentons une r\u00e9alisation de Lionel Royer, intitul\u00e9 \u00ab\u00a0<em>\u0152dite au cou de cygne reconna\u00eet la mort d&rsquo;Harold<\/em>\u00ab\u00a0.<\/mark><\/h4>\n\n\n\n<p><strong>Les fonds artistiques et patrimoniaux de la Province du Maine sont riches d&rsquo;environ 180 \u0153uvres et objets d&rsquo;art (tableaux, sculptures, dessins, gravures&#8230;) donn\u00e9s par les membres de la soci\u00e9t\u00e9 depuis sa cr\u00e9ation. Cette collection est en cours d&rsquo;inventaire et d&rsquo;\u00e9tude. Pour des raisons de s\u00e9curit\u00e9, elle a \u00e9t\u00e9 transf\u00e9r\u00e9e dans une r\u00e9serve ext\u00e9rieure.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Ces objets d&rsquo;art, destin\u00e9s \u00e0 orner les locaux de la soci\u00e9t\u00e9, avaient aussi, dans l&rsquo;esprit des donateurs, vocation \u00e0 rendre hommage aux\u00a0 membres fondateurs et membres actifs de la soci\u00e9t\u00e9. Ainsi, les portraits sont-ils nombreux, ceux du\u00a0 cardinal Dubois et du chanoine Ambroise Ledru en particulier, mais aussi ceux des chanoines Baret et Denis.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Le fonds est int\u00e9ressant aussi parce qu&rsquo;il conserve de nombreuses \u0153uvres d&rsquo;artistes locaux ou attach\u00e9s au Mans\u00a0: Th\u00e9odore David, Diog\u00e8ne Maillart, Julien Chapp\u00e9e, Jules Herv\u00e9-Math\u00e9, Camille Del\u00e9tang, Monanteuil, Grouas, Moranc\u00e9, Barcat, Ledru&#8230; Parmi ceux-ci, Lionel Royer est bien repr\u00e9sent\u00e9: en effet la collection conserve sept \u0153uvres de cet important artiste, dont la carri\u00e8re est jalonn\u00e9e par de nombreuses commandes officielles.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Lionel Royer est n\u00e9 \u00e0 Ch\u00e2teau-du-Loir en 1852&nbsp;; il meurt \u00e0 Neuilly-sur-Seine en 1926. Apr\u00e8s ses \u00e9tudes \u00e0 l\u2019\u00c9cole des Beaux-Arts de Paris dans les ateliers de Cabanel et de Bouguereau, il obtient le second Premier Grand Prix de Rome de peinture en 1880 sur le sujet <em>La reconnaissance d&rsquo;Ulysse et de T\u00e9l\u00e9maque<\/em>. Cette r\u00e9compense prestigieuse lui ouvre la voie vers une belle carri\u00e8re d&rsquo;artiste \u00ab&nbsp;officiel&nbsp;\u00bb. Il fut essentiellement un peintre d&rsquo;Histoire, comme en t\u00e9moignent son tableau le plus c\u00e9l\u00e8bre <em>Vercing\u00e9torix jette ses armes aux pieds de Jules C\u00e9sar<\/em> (1899, mus\u00e9e Crozatier, Le Puy-en-Velay), et son cycle de peintures murales sur la <em>Vie de Jeanne d&rsquo;Arc<\/em> pour la basilique de Domr\u00e9my. Il fut aussi un portraitiste recherch\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Plusieurs \u00e9glise du Mans conservent de ses \u0153uvres&nbsp;: un grand <em>Christ en Croix<\/em> dans la cath\u00e9drale (chapelle du Crucifix), une belle <em>Vierge de Piti\u00e9<\/em> dans l&rsquo;\u00e9glise de la Visitation, des compositions murales \u00e0 Saint-Beno\u00eet et \u00e0 Notre-Dame du Pr\u00e9. Certaines de ses \u0153uvres sont au mus\u00e9e de Tess\u00e9, tandis que la Soci\u00e9t\u00e9 Historique et Arch\u00e9ologique du Maine conserve les maquettes aquarell\u00e9es de ses projets de vitraux pour la cath\u00e9drale d&rsquo;Orl\u00e9ans sur la <em>Vie de Jeanne d&rsquo;Arc<\/em>, qu&rsquo;il pr\u00e9senta en 1893 mais qui ne furent pas r\u00e9alis\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p>De Lionel Royer, la Province du Maine poss\u00e8de des portraits du chanoine Ledru, une <em>Vue du petit portail de la cath\u00e9drale<\/em>, mais aussi, gr\u00e2ce \u00e0 l&rsquo;entremise du chanoine aupr\u00e8s de Marguerite Torchet, fille a\u00een\u00e9e du peintre, deux grands dessins (maquettes du\u00a0 monument aux morts de Notre-Dame du Pr\u00e9),\u00a0 et deux tr\u00e8s belles esquisses, \u0153uvres de jeunesse de l&rsquo;artiste\u00a0: l&rsquo;une, de 1880, repr\u00e9sente <em>V\u00e9nus prot\u00e9geant le corps d&rsquo;Hector<\/em> (esquisse pour le tableau conserv\u00e9 au mus\u00e9e de Tess\u00e9). La seconde est plus ancienne (1877) et date des ann\u00e9es o\u00f9 Royer \u00e9tait \u00e9l\u00e8ve \u00e0 l\u2019\u00c9cole des Beaux-Arts. Il s&rsquo;agit sans doute d&rsquo;un sujet de concours,\u00a0 tir\u00e9 de l&rsquo;histoire m\u00e9di\u00e9vale, identifi\u00e9 par une inscription au dos sur le chassis: \u00ab\u00a0<em>Oedite au cou de cygne reconna\u00eet le corps d&rsquo;Harold qui avait \u00e9t\u00e9 son amant et que les moines ne purent reconna\u00eetre parmi les cadavres mutil\u00e9s<\/em>\u00a0\u00bb (huile sur toile, sign\u00e9e des initiales et dat\u00e9e 1877, 33 cm x 41 cm). Le sujet, tir\u00e9 de l&rsquo;histoire de la conqu\u00eate de l&rsquo;Angleterre par les Normands, avait d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 trait\u00e9 50 ans auparavant par Horace Vernet, dans une composition monumentale aujourd&rsquo;hui conserv\u00e9e au mus\u00e9e Thomas-Henry de Cherbourg. A la mort du roi Edouard le Confesseur, le 5 janvier 1066,\u00a0 Harold II acc\u00e8de au tr\u00f4ne d&rsquo;Angleterre. Il doit bient\u00f4t d\u00e9fendre sa couronne contre le duc Guillaume de Normandie &#8211; futur Guillaume le Conqu\u00e9rant &#8211; qui pr\u00e9tend lui aussi avoir des droits \u00e0 la succession d&rsquo;Edouard. Leurs deux arm\u00e9es s&rsquo;affrontent \u00e0 Hastings. Selon la tradition \u2013 reprise notamment dans la c\u00e9l\u00e8bre broderie de Bayeux &#8211; Harold aurait \u00e9t\u00e9 tu\u00e9 d&rsquo;une fl\u00e8che dans l\u2019\u0153il. \u00c0 la fin de la bataille, le roi \u00e9tant d\u00e9figur\u00e9, on fait venir sa ma\u00eetresse, Ealdgyth Swanneck, c&rsquo;est-\u00e0-dire \u00c9dith-au-cou-de-cygne, qui reconna\u00eet son corps gr\u00e2ce \u00e0 une marque de naissance connue d&rsquo;elle seule. La composition, tr\u00e8s dramatique, est construite autour du corps blafard d&rsquo;Harold, aupr\u00e8s duquel se pr\u00e9cipite Edith \u00e9plor\u00e9e. A ses c\u00f4t\u00e9s, se tiennent trois moines accompagnant Edith pour la p\u00e9nible reconnaissance du cadavre. Autour du groupe principal, la fureur de la bataille est sugg\u00e9r\u00e9e par des armes abandonn\u00e9es, par le pied d&rsquo;un soldat mort aux c\u00f4t\u00e9s du roi. Au second plan, d&rsquo;autres silhouettes de moines se d\u00e9tachent sur un fond de ciel tourment\u00e9 qui contribue \u00e0 la dramatisation de la sc\u00e8ne. Dans le format tr\u00e8s modeste d&rsquo;une esquisse, Royer d\u00e9montre une parfaite\u00a0 ma\u00eetrise de la composition, et un sens du drame qui annoncent\u00a0 ses grandes \u0153uvres historicistes. <\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019\u0153uvre est actuellement en mauvais \u00e9tat. Pr\u00e9sent\u00e9e autrefois dans la grande salle de r\u00e9union de l&rsquo;h\u00f4tel Saint-Jacques, elle est une des victimes de l&rsquo;effondrement partiel du plafond de cette salle survenu il y a quelques ann\u00e9es.La toile est crev\u00e9e en deux endroits. Fort heureusement, il n&rsquo;y a pas de manque, et le tableau reste assez ais\u00e9ment r\u00e9parable. Des devis ont \u00e9t\u00e9 demand\u00e9s \u00e0 deux conservatrices-restauratrices qui travaillent dans la Sarthe\u00a0: chacun s&rsquo;\u00e9l\u00e8ve \u00e0 environ 1400 \u20ac.\u00a0<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image aligncenter size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"641\" height=\"528\" src=\"http:\/\/provincedumaine.alwaysdata.net\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/oeuvre-lionel.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-97\" srcset=\"https:\/\/laprovincedumaine.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/oeuvre-lionel.png 641w, https:\/\/laprovincedumaine.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/oeuvre-lionel-300x247.png 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 641px) 100vw, 641px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading has-ast-global-color-1-color has-text-color\"><mark style=\"background-color:rgba(0, 0, 0, 0)\" class=\"has-inline-color has-ast-global-color-0-color\"><em>\u0152dite au cou de cygne reconna\u00eet la mort d&rsquo;Harold<\/em><\/mark> <\/h4>\n\n\n\n<div class=\"inherit-container-width wp-block-group is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<p><strong>Auteur<\/strong> : Lionel Royer<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Mati\u00e8re et technique<\/strong> : Huile sur toile<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Dimensions<\/strong> : 33 cm x 41 cm<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Date de cr\u00e9ation<\/strong> : 1877<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Mode d&rsquo;acquisition<\/strong> : Don<\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Bienvenue dans cette rubrique \u00ab\u00a0L&rsquo;\u0153uvre trimestrielle\u00a0\u00bb. 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